Billy, un an plus tard…

Posté par randowf le 21 février 2009

Salut mon Billy.                                                                                                    05.12.2008. 

Déjà plus d’un an que tu repose au jardin. Il n’est pas un jour que passant face à ton dernier refuge je ne pense à toi. 

Bien évidemment je suis accompagné d’une étrange chienne au long museau, elle est très gentille, je l’aime bien, mais elle n’a pas pris ta place en mon cœur. Nous avons vécu près de 14 ans ensemble et j’ai tant de souvenirs que certains sont enfouis en ma mémoire tellement profondément qu’il faut un hasard pour qu’ils me reviennent. 

Et pourtant que de joies tu m’as données, des problèmes aussi parfois mais si vite oubliés. Les viornes plantées sur ton dernier espace sont bien en forme et je ne doute pas que dans les années à venir un immense bouquet te couvre pour toujours. 

Ton portrait est toujours sur la porte de mon bureau et la carte de ton départ sur le mur. Pour une première fois nous allons partir en France sans toi, c’était bien le Lac du Der quand tu étais avec nous, même si ton petit museau lors d’une curiosité fut piqué par de méchantes guêpes. 

Nous partons avec Baba car nous ne voulons plus recommencer l’expérience de t’avoir un jour laissé en refuge lors d’un séjour de quelques jours et t’avoir retrouvé malheureux comme pas possible. J’ai moins randonné ces temps ci mais je vais m’y remettre, Anne ne demande que cela et ma déprime depuis quelques mois, je le vois bien la tracasse….elle aussi je le sais pense encore souvent à toi. 

Te caresser me manque…petite boule de poils, quand par hasard une image, une photo de toi passe je ne sais qu’être triste de ton absence. Tu sais que je ne crois pas, si toutefois je me trompais (j’en doute) j’espère que là-bas tu gambades heureux sur des sentiers des randos fleurant bon les senteurs de notre Ardenne. 

Et si c’est le cas, je viendrai peut-être bientôt t’y rejoindre ? Tu me manques bébé…… 

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Billy, petit chien bâtard

Posté par randowf le 21 février 2009

Ce texte je l’ai écrit dans la peine et la tristesse à la veille du départ de notre petit chien vers les sentiers de la voie lactée.

Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai le courage de le relire et de le partager.

La patte gauche de billy le randonneur (Raymond).

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Tonny.                                                                 Après-midi de ce lundi 26 novembre 2007. 

Testamour d’un chien bâtard. 

Moi, Billy le randonneur. (Texte écrit à l’ordinateur avec la patte gauche). 

Salut Anne !  Je voulais t’écrire de manière pattuscrite, mais tu vois, la droite me fait un peu mal, alors j’ai vite allumé l’ordinateur…. Tu sais, il ne faudra pas (trop) pleurer, mais je crois que je ne vais pas pouvoir encore rester longtemps avec vous deux ! Tu sais près de 14 ans pour un toutou (comme tu m’appelles) c’est déjà pas mal et même si j’ai toujours bénéficié d’une bonne santé, 14 ans cela compte. Je ne suis pas triste, ni malheureux, mon frère lui est déjà là où je vais aller bientôt, je pense qu’il m’attend ainsi que papa et maman. Je suis cependant triste de quitter mon copain, il croit qu’il est mon maître, en réalité, nous n’avons jamais su qui était l’un par rapport à l’autre…..peu importe, nous nous sommes apprivoisés et nous avons vécu tant de choses ensembles. Aujourd’hui, j’ai un peu de peine de partir sur la route avant lui, il est si fragile, sous ses airs de matamore, il est tellement peu certain de lui….quoique depuis que tu es là … Le feu que tu as allumé avant de partir à La Roche crépite dans la cheminée, je suis bien, il fait chaud, tu sais toujours me donner ce que j’aime. Tu sais Anne, quand tu es arrivée dans notre vie, mon copain n’était pas bien, moi je faisais de mon mieux, mais même en l’aimant très fort,  j’avais mes limites, je ne suis qu’un chien et même avec Jules (la perruche) si on faisait les 400 coups cela ne l’amusait pas beaucoup. Et puis tu es venue, je me rappelle, c’était un soir, même que mon copain s’était parfumé comme il ne le faisait plus depuis longtemps….vous êtes partis à deux et quand vous êtes rentrés….je me suis dit, celle là j’aimerais bien qu’elle me caresse tous les soirs… 

Et un jour, des nouveaux meubles sont arrivés, j’avais peur pour ma place dans le canapé, mais non rien que des meubles, pas d’autre toutou que moi et c’est là….que tu m’as regardé, tes yeux étaient pleins de tendresse et moi j’étais en train de tomber en amour de toi ! Comme avec mon copain, nous avons pris du temps pour nous apprivoiser, tu étais un peu fatiguée et nous avons convenu de faire l’après-midi, la sieste ensemble, il n’était pas jaloux de moi mon copain (cela m’arrangeait) et pourtant déjà tu étais mon amour…. Et depuis ce jour, cela n’a fait qu’empirer…..tu as été toujours présente, pour manger, dormir, me promener, me chouchouter, m’embrasser, défendre mes maladresses, nous étions comme un petit couple, moi ton chien, toi mon amoureuse…. Avec mon copain, tu as randonné sur nombre de sentiers, j’étais toujours présent, vaillant et pourtant je fatiguais déjà, j’aimais cela et puis j’étais fier quand à la halte, tu me prenais dans tes bras, je redressais la tête, je te regardais et surtout, autant que tu m’aimais, moi je t’aimais. Hélas, aujourd’hui, je suis un vieux toutou et votre amour, à tout les deux ne sait plus suffire… Demain, après-demain, ce soir peut-être, je vais aller voir après Tity et faire avec lui une fameuse ribambelle, comme au temps de notre enfance, sacré Tity, jamais le dernier pour faire une connerie. Ce soir, je suis un peu triste parce que je n’ai même pas eu l’occasion de dire à Mignonne comme j’étais fatigué et que dorénavant la route était pour elle seule…Et Pénélope que va-t-elle croire,  moi son chevalier….il faudra lui dire ! 

Tu vois Anne, je crois qu’au fil des jours, je suis aujourd’hui, plus ton chien que celui de mon copain, ……Bébé, pépé, papycollant, le petit, le gamin, …..que de noms gentils pour un petit bâtard, mon copain dit que je suis un Yorkniche ou un Canshère, tout le monde en rigole, moi je sais que, ET C’EST LE PLUS IMPORTANT, je suis ton AMOUR. Demain, tu vas rester avec mon copain, tu sais qu’il n’est pas parfait, loin de là, mais lui aussi, il t’aime, à lui aussi, tu es son Amour….lui aussi,  il a maintenant un vieux cœur, alors Anne, prend bien soin de lui avant qu’il me retrouve sur les sentiers que nous avons parcourus…  Je suis serein, lui ne l’est pas, il voudrait me retenir, mais il n’a rien encore admit, lui et moi et personne, ne sommes éternels, nous devons partir pour laisser d’autres venir…..MAIS nous resterons pour toujours dans le cœur de ceux que nous avons aimés …. Tu sais Anne, il me serait agréable, que vous vous souveniez de mes allées et venues en essayant de planquer l’os du jambonneau, de la manière dont je vous arrosait de mes rejets parfumés, de ma manière de vous regarder le soir au coin du feu, de la rudesse de mon poil et de cette manière propre à ma race de se vautrer dans la merde de …, de me blottir entre vous deux sur le lit, de pousser les marcheurs pour qu’ils cèdent le passage, de mes petits coups de nez en réclamant mon jambon, mais aussi de mes soupirs entre vos bras et vos mains enlacées, bref de tout ce qui fut ma vie de chien de luxe entre maîtres qui m’ont aimé…adoré. Quand mon copain est rentré ce midi, j’étais fatigué mais je l’ai salué de plusieurs coups de queue, je sais que tu lui as demandé d’être près de moi, au cas ou, mais tu sais Anne c’est entre tes bras que j’aimerais aller voir après Tity. Mon copain est gentil, je l’adore, nous sommes complices, il parle même à ma place (mais là aujourd’hui c’est moi qui écrit) ……. TOI  JE T’AIME. 

 Billy le Randonneur. Tonny, 48  le  26 novembre 2007. 

 .

 

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