RWF Prise de conscience d’être Wallon Poème de Jacques Viesvil

Posté par randowf le 26 avril 2009

Il me revient du fond de ma mémoire un poème de Jacques Viesvil écrit pour les fêtes de Wallonie il y a bien longtemps.

Déjà Jacques y chantait la revendication d’être Wallon. Plus que de réclamer un impossible rêve, le droit d’exister en qualité de Peuple.

Nous wallons, sommes plus français que belges, être Wallon c’est aussi réclamer l’intégration de cette 23ème région que sera demain la Wallonie dans la France européenne.

Je vous livre ce très beau texte de Jacques, que demain aux prochaines fêtes de la Wallonie, résonnent ces mots magiques et soyons tous et toutes fièrs d’être WALLONS de FRANCE.

Poème d’espoir et de combat.

Aux gens d’ici. 

Frères, je vous parle d’une région naguère malade, d’une région que vous ne contesterez point car elle ne réclame rien pour elle-même ; ni frontière, ni tambour, ni canon, ni race, ni héritage, ni possession.

Rien que le droit de vivre de l’identité de ses hommes, de ses femmes et de ses enfants.

Rien que le droit de grandir de la poussée de leurs branches.

Rien que le droit de marcher de la foulée de leurs racines dans l’herbe haute de la rouille et les lézardes des usines. 

Frères, je vous parle d’un pays naguère gémissant, d’un pays qui a cessé de clamer qu’on l’écartèle à tout parti à toute injustice et à tout profit aux quatre coins cardinaux de la boulimique.

Et qui ne cherche plus dans ses souvenirs quel étendard il lui faudrait brandir pour s’affranchir de l’indolence du risque et de l’indifférence.

Frères je vous parle d’un pays où nous sommes nés, de père et de mère romans un soir de fièvre brabançonne pareil à ce soir-ci.

Je vous parle  du pays de l’espoir et plus précisément de terre wallonne où le rire est si près de la révolte pour avoir cru mourir abandonné.

Frères je vous parle d’une région de l’intérieur entre la colère et la peur quand l’habitude est à l’opacité du désarroi, je prétends qu’il est assez d’espace pour croire en la différence, assez de décombres pour renaître des cendres et assez d’hommes pour renverser la vapeur du destin. 

Un jour, ce sera l’aurore et nous reconnaîtrons le coq qui chantera à notre propre voix. 

Ce que nous avons extirpé de la terre depuis des générations pierre par pierre – ongle par ongle – jusqu’à la blessure dernière, nous la lui rendrons en air, en clarté, en eau, en espace, en lumière, en ruisseau et nous verrons des arbres de résurrection pousser dans le béton.

Pourquoi faut-il que je vous crie ce que j’aurais voulu vous dire à mots d’amour  ? Qu’il est grand temps d’allumer en septembre les feux de la renaissance afin de rendre à notre terre , son âmeAux labours, la semence  Aux lèvres, les chansons  

Aux hommes, le travail  

Aux rêves, un horizon 

Et à chacun de nous, mes frères, sa fierté d’être WALLON. 

Jacques Viesvil. 

Publié dans actualités, Elections 7 juin 2009, famille, histoire, poèsie, politique | Pas de Commentaire »

 

le petit baigneur du salagou |
Les ch tis carpistes II |
vivre et naviguer sur une p... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | isabelle91
| country dance
| Sadisme de Yaourt